« Choc de simplification », « choc pour les PME », assises de l’entrepreneuriat, nous n’avons plus de doute, le président et le gouvernement « aiment » les entrepreneurs ! Nous qui avons eu le plaisir de travailler aux assises et de constater que notre message était entendu, ne pouvons qu’être réjouis, et pourtant…
Dans le même temps, le gouvernement annonce la limitation dans le temps du régime de l’autoentrepreneur. Est-ce aimer les entrepreneurs que de déstabiliser un régime qui représente 56 % de la création d’entreprises en France ? Est-ce de l’amour que de contraindre des personnes qui n’en ont ni l’envie ni le besoin à passer dans une autre forme de société ? Est-ce de l’amour que d’envoyer sciemment des entrepreneurs naissants dans l’informel ou, pis, dans l’inactivité ?
Comme tous les entrepreneurs, ceux qui voulaient se lancer étaient entravés par l’accumulation des lois, réglementations, décrets, taxes, charges administratives en tout genre. Depuis 2009, ce n’est plus le cas. A l’heure où le gouvernement souhaite faciliter « l’acte d’entreprendre » où nous comptons « apprendre à entreprendre » à nos enfants, comment peut-on accepter de tuer ce régime si exemplaire en ces domaines ?


